Cette étude permet d’avoir une approche globale d’un ensemble de matériaux et de leurs capacités tampon hydrique. Elle aide ainsi à la sélection de matériaux favorisant une meilleure maîtrise de l’humidité et qui limitent donc le risque de développement de moisissures.

 

La capacité de protection contre l’humidité influence la durabilité des matériaux, l’efficacité énergétique et la qualité de l’environnement intérieur. Dans cette étude, les chercheurs présentent une méta-analyse complète d’études expérimentales et une revue des approches numériques à propos des valeurs tampon hydrique (MBV, pour Moisture Buffering Values en anglais) d’un ensemble de matériaux. L’étude synthétise et analyse les données issues de plus de 180 expériences. Elle classifie, compare et apporte un regard critique sur les méthodes expérimentales employées pour évaluer les MBV des matériaux, ainsi que les méthodes employées pour évaluer les bénéfices à l’échelle du bâtiment.

Les données expérimentales indiquent que les matériaux biotiques et chimiquement hydrophiles (par exemple les matériaux cellulosiques, comme le bois) ont des MBV plus élevées que les matériaux poreux, abiotiques (par exemple les ciments). Ceci suggère des opportunités de développement de matériaux hydrophiles naturels, synthétiques ou hybrides pour atteindre des MBV plus élevées. Il a de plus été démontré que dans certains climats, des MBV élevées pouvaient permettre jusqu’à 30% d’économies énergétiques.

Cependant, l’étude montre que d’autres méthodologies expérimentales et numériques demeurent nécessaires pour mieux évaluer les bénéfices à l’échelle du bâtiment. Les chercheurs ont identifié plusieurs manques dans les connaissances techniques et scientifiques et suggèrent de mener d’autres recherches théoriques et expérimentales pour mieux comprendre la capacité tampon hydrique et ses effets sur la consommation énergétique ainsi que sur la qualité de l’environnement intérieur au sein des bâtiments résidentiels et commerciaux.

Protection contre l’humidité dans les bâtiments : capacité tampon hydrique de matériaux communs

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