Retrouvez toutes les réponses aux questions les plus souvent posées lors des formations, salons, conférences…

– Est-ce obligatoire de faire nettoyer les systèmes de ventilation après des travaux de rénovation ?

Dans le cas d’une rénovation d’un bâtiment, il n’y a pas d’obligation réglementaire concernant le nettoyage des systèmes de ventilation. Mais c’est une question de bon sens : protéger puis nettoyer les entrées d’air, les bouches d’extraction et l’unité de ventilation permet d’éviter l’accumulation de poussières dans le système.

 

 – Est-il pertinent d’utiliser le système de ventilation du logement pour assurer le renouvellement d’air en phase chantier ? 

Non. Il est recommandé de ventiler/aérer le logement lors du chantier afin d’éviter la contamination par des polluants, néanmoins il faut utiliser un système de ventilation provisoire ou une aération aux moments cruciaux du chantier (les étapes qui engendrent beaucoup d’humidité, de poussières et de polluants chimiques) pour ne pas contaminer le système de ventilation définitif.

 

– Lors d’un projet de rénovation, la phase de déconstruction n’est-elle pas plus dangereuse que la phase de construction ? 

Chaque phase a ses propres spécificités. La phase déconstruction engendre une quantité importante de poussières, pouvant contenir des substances dangereuses telles que le plomb, les particules fines, l’amiante… Les personnes impliquées dans cette phase seront directement impactées de manière importante. Notons qu’avant la démolition, il est nécessaire de faire un diagnostic amiante !

La phase construction, elle, peut d’une part impacter les personnes impliquées lors de cette phase (exposition aux COV par exemple lors de la pose d’un revêtement de sol) mais des émissions de polluants dues aux matériaux et aux techniques constructives vont également impacter les futurs habitants et ce, sur une plus longue période, mais en concentration plus faible.

L’exposition n’est donc pas la même durant les 2 phases. Les substances polluantes sont aussi différentes.

En phase de destruction, les personnes impliquées sont exposées malgré elles à la pollution due aux matériaux mis en place. À l’inverse, en construction, l’exposition des occupants aux polluants peut être diminuée grâce au choix des matériaux, techniques constructives et équipements.

Dans tous les cas, il est important, lors de la destruction et de la construction, d’employer les équipements de protection individuelle.

 

– Est-il judicieux de remplacer les vieux revêtements de sol d’une habitation au regard de la QAI ?

Si vous avez un vieux vinyle chez vous, gardez-le ! En effet, il a eu le temps d’émettre tous ses polluants. Si vous voulez changer pour un autre type de sol, privilégiez les matériaux peu émissifs.

 

– Est-ce qu’une aération par ouverture des fenêtres suffit pour assurer la bonne QAI d’un logement ? 

Non ce n’est pas suffisant pour assurer une bonne QAI. Une bonne QAI nécessite un renouvellement d’air contrôlé, ce qui peut se faire grâce à la mise en place d’un système de ventilation, correctement conçu et mis en œuvre.

 

– Peut-on se fier aux purificateurs d’air ?

L’ANSES, dans son article “Épurateurs d’air intérieur : une efficacité encore à démontrer“ met en avant cette conclusion “[…] d’une façon générale, les données scientifiques collectées et analysées ne permettent pas de démontrer l’efficacité et l’innocuité en conditions réelles d’utilisation des dispositifs d’épuration de l’air intérieur fonctionnant sur les principes de la catalyse ou photocatalyse, du plasma, de l’ozonation ou de l’ionisation.

Pour une bonne QAI, mieux vaut appliquer ces principes :

  • Limiter les sources de pollution. Cela passe par le choix de matériaux et techniques constructives, par exemple.
  • Mettre en place une ventilation pour éliminer les polluants qui n’ont pas pu être évités ainsi que l’humidité produite quotidiennement par les occupants.

Une fois ces règles appliquées, l’utilisation d’un purificateur est-elle réellement nécessaire ?

 

– Les matériaux de type plaques de plâtre sont-ils un élément de développement de moisissures en cas d’humidité ?

Le développement de moisissures est dû à l’apparition de phénomènes de condensation superficiels, eux-mêmes causés par une insuffisance de renouvellement d’air, une température de paroi faible (une insuffisance de chauffage et/ou pont thermique) et/ou sources de vapeur d’eau excessive. Le matériau n’est donc pas un problème en soi, mais sert de support au développement des moisissures.

 

– Dans quelle mesure le formaldéhyde présent dans les panneaux MDF et agglomérés est-il malsain ?

Lors de la construction ou de la rénovation, il est souvent fait usage de panneaux MDF et OSB, ce sont des panneaux de fibres. Ces panneaux sont utilisés comme matériau de construction ou de décoration et peuvent être traités ou non, par exemple des portes intérieures laquées. Selon leur composition, ces matériaux peuvent contenir du formaldéhyde en raison de la colle utilisée.